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  • January 26th, 2021
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Radiomics un nouveau nom et des objectifs de croissance


OncoRadiomics, spin-off de l’Université de Maastricht installée à Liège et spécialisée dans le développement d’outils innovants de radiométrie, devient Radiomics afin que cette nouvelle identité corresponde davantage à ses projets de développement et ses objectifs de croissance.

Press - ccimag

Radiomics (ex-OncoRadiomics) : un nouveau nom et des objectifs de croissance

OncoRadiomics, spin-off de l’Université de Maastricht installée à Liège et spécialisée dans le développement d’outils innovants de radiométrie, devient Radiomics afin que cette nouvelle identité corresponde davantage à ses projets de développement et ses objectifs de croissance.

Fondée en 2016 à Liège, la start-up Radiomics prend véritablement son envol en janvier 2018 grâce à un investissement de 4 millions d’euros réalisé par plusieurs parties (fonds Epimède, Noshaq, Leansquare…). « L’entreprise se focalise sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine des images médicales afin d’aider, d’une part, les hôpitaux dans le suivi de patients et, d’autre part, les sociétés pharmaceutiques dans le développement de nouveaux traitements », précise Wim Vos, CEO de Radiomics depuis 2019. Si, au début, la société se dédie au cancer, des projets sont aujourd’hui en cours dans d’autres domaines thérapeutiques. « C’est le cas du projet européen Dragon qui développe des supports décisionnels centrés sur le patient et permettent l’amélioration du diagnostic du Covid-19. Un changement de nom était pertinent. » 
logo radiomics
Si Radiomics aide les entreprises pharmaceutiques dans leurs programmes de développement, elle réalise aussi des analyses d’images issues de leurs études afin de mieux décrire ce qui se passe chez les patients traités (évolution de la tumeur, taille, forme, composition). « Sur base de ces paramètres, il est possible de les relier à la biologie des tumeurs. Il est possible aussi d’utiliser ces paramètres collectés d’une image pour prédire quels patients vont réagir avec tel type de traitement et ce, sans passer par la biopsie pour certains types de cancers et certaines caractéristiques biologiques. Pour les cancers de la tête et du cou, un algorithme permet de diagnostiquer si ces tumeurs sont positives au HPV (papillome humain) ou non. Une recherche est en cours. »

Actuellement, si seul l’outil diagnostic pour la détection Covid est opérationnel et utilisé au CHU de Liège, d’autres produits cliniques sont en cours de recherche. « Nous travaillons avec des centres de recherche mondiaux. Nous avons des partenaires en Australie, aux Etats-Unis, en Europe, et aussi avec un centre au Ghana en Afrique. Comme nous travaillons sur des images médicales, il est facile de les envoyer partout dans le monde. »

Lancement du 1er produit clinique et doublement de l’équipe

Pour 2021, le programme de Radiomics est chargé. L’objectif de l’entreprise est de lancer son premier produit clinique en oncologie aux Etats-Unis et en Europe cette année. « Nous avons également l’ambition de doubler notre équipe, actuellement d’une trentaine de personnes (scientifiques, commerciaux, codeurs). Quand je suis arrivé, l’équipe comptait 10 personnes. De nouveaux collaborateurs ont été engagés pendant notre recherche sur la détection du Covid. » Cette année aussi, la société prépare une nouvelle levée de fonds. « Nous nous focalisons sur une globalisation avec une présence permanente en Amérique du Nord et en Chine. Nous voulons aussi mettre en place une équipe de segmenteurs, spécialisés dans les annotations manuelles d’images médicales pour entraîner notre modèle d’intelligence artificielle. Nous ambitionnons également de lancer notre premier produit autorisé sur les marchés européen et américain. »
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